Vous trouverez une sélection de photos ici.
Remarque introductive : Le mot utilisé pour désigner l’étranger, farang, étant le mot utilisé pour désigner un Français (farangset), vous avez conscience que votre nationalité a une place de choix parmi les visiteurs de la Thaïlande. Le voyage devrait donc particulièrement bien se passer.
So wat ?
Le wat, coeur de la communauté bouddhique en Thaïlande, est un monastère. A l’instar des églises en France, leur nombre est très élevé en Thaïlande et certains sont des chefs d’oeuvre, alors que d’autres n’ont vraiment rien d’exceptionnel. Parmi quelques incontournables du style Rattanakosin (le plus récent et “clinquant” de ceux rencontrés en Thaïlande), citons :
Pour plus d’originalité, on pourra visiter :
L’architecture religieuse thaïlandaise a connu (entre autres) trois styles importants : Khmer, Sukhothai et Ayutthaya.
Le style khmer, visible principalement au nord-est du pays (dans la partie appelée Isan). Le site de Phimai, parfois désigné comme l’Angkor thaïlandais, est assez facilement accessible par la route depuis Khorat, importante ville du pays. Un des éléments les plus marquants des wats khmers est leur tour centrale appelée prang.
Phanom Rung (aussi appelé Phnom Rung) est également accessible depuis Khorat (ou Surin), bien qu’indirectement. Les guides conseillent de prendre un bus jusqu’à Ban Ta Ko ou Tapek puis de prendre un songthaew, mais, alors même que vous avez demandé à vous rendre à Phanom Rung, le bus vous dépose dans la localité de Prakhon Chai, et vous faites les vingt kilomètres restants à l’arrière d’une mobylette. Bref, pas du tout ce qui était prévu. Mais la dose d’aventure impliquée dans l’approche du site ne le rend que plus précieux à vos yeux, outre le fait qu’il soit réellement superbe, encore plus complet et décoré que Phimai. Par ailleurs, il est d’autant plus remarquable qu’il ne contient pas de référence à Bouddha, puisque suffisamment ancien pour être un sanctuaire uniquement hindouiste.
Sukhothai, ancienne capitale de l’empire siamois (XIIIème siècle), est le meilleur exemple du style du même nom. Le site, très agréable à visiter, comprend palmiers, plans d’eau, ponts… et de nombreux temples valent vraiment le détour.
Il est possible de louer un vélo pour s’y promener, sachant que des wats situés à l’extérieur du mur d’enceinte sont également dignes d’intérêt, ce qui augure plusieurs kilomètres de circuit pour qui ne veut rien rater.
Parenthèse, Acte I. Vous avez tellement voulu ne rien rater qu’il est 18h, heure de fermeture, lorsque vous terminez votre visite de Sukhothai. Armé de votre plan en caractères thaïlandais pour bien vous faire comprendre, vous indiquez à un chauffeur de tuk-tuk que vous voulez vous rendre à votre hôtel, dans lequel vous avez une réservation (déjà payée). Mauvaise surprise, l’hôtel en question est situé à une trentaine de kilomètres du site historique de Sukhothai, même s’il en contient le nom dans son appellation. C’est évidemment une manœuvre grossière destinée vous attirer dans ses filets, mais elle a marché, vous êtes tombé dans le panneau. Pour autant, vous vous souvenez avoir réservé à cet endroit car les autres hébergements étaient pleins, et de toute façon, le prix n’est pas particulièrement élevé, donc ce n’est pas comme si vous vous étiez fait avoir sur toute la ligne. Le chauffeur de tuk-tuk vous propose de vous y conduire pour 500 bahts (10€). Vous trouvez ce tarif horriblement cher, et essayez d’aller voir ailleurs si quelqu’un d’autre ne peut pas vous déposer à bon port pour un meilleur prix.
Vous tombez sur une femme, qui parle bien anglais, et son bébé. Avant de vous proposer d’y aller en taxi particulier pour 800 bahts, toute mère qu’elle est, elle enfonce le couteau dans la plaie : pourquoi avez-vous choisi cet hôtel ? Il est situé loin d’ici (alors qu’il y a tellement d’hébergements à proximité !), cela va vous coûter d’autant plus cher que la nuit est tombée et qu’il y a beaucoup moins de possibilités de transport. En comparaison avec sa proposition, celle du tuk-tuk apparaît comme l’affaire du siècle. Mais les dernières paroles de la jeune femme ont été auto-réalisatrices : alors que vous retournez voir si le premier chauffeur est toujours là, il a disparu dans la nuit et vous vous retrouvez avec une seule et unique possibilité de gagner votre hôtel. Cependant, le prix proposé pour cette course en voiture vous semble excessif, et vous êtes d’accord pour rejoindre votre lit, mais pas pour débourser l’équivalent de 6 trajets en minibus entre Bangkok et son aéroport, ou 40 petites courses en songthaew à Chiang Mai. Vous suggérez alors 500 bahts pour faire baisser les enchères, et quand la jeune femme accepte de vous faire une remise de 100 bahts par rapport à son prix de départ, vous acceptez, bien content d’avoir grappillé un peu, mais néanmoins conscient qu’il va falloir arrêter de marchander si vous ne voulez pas dormir dehors.
Après la discussion avec la jeune femme, un homme vous prend dans sa voiture. Est-il son mari ? On ne le saura pas. Mais il emmène avec lui une jeune enfant assise à l’arrière, dans un signe tacite d’honnêteté. Car même si vous n’échangez pas un mot de tout le voyage, la présence de la petite fille vous rassure. Après tout, peut-être que l’homme vous conduira bien à destination et ne tournera pas au troisième chemin en terre battue à gauche pour vous dépouiller de tous vos biens.
Parenthèse, Acte II. Vous êtes arrivé à votre hôtel, qui est assez isolé. Depuis la route principale, il faut prendre une route secondaire sur plusieurs centaines de mètres avant de l’atteindre. Une fois arrivé à la réception, vous présentez votre bon de réservation et quelqu’un vous mène à votre chambre. Mais personne ne semble parler anglais. Vous essayez de savoir à partir de quelle heure vous pouvez prendre le petit-déjeuner le lendemain, mais vous avez l’impression de réinventer le langage des signes pour faire comprendre votre simple question. De plus, pour aller jusqu’à votre chambre à partir de la réception, il faut emprunter un immense pont suspendu en bois qui surplombe d’une bonne dizaine de mètres une grande étendue d’eau. Tout ceci contribue à vous mettre particulièrement en confiance.
Les visites de la journée vous ont donné faim, et vous imaginez qu’il n’y a pas pléthore de restaurants dans les parages, vous vous dirigez donc vers celui de l’hôtel. Vous devez prendre pour cela le pont suspendu, qui tangue au fur et à mesure que l’empruntez. Vous poussez la porte du restaurant et vous demandez si vous êtes au bon endroit, car il est complètement vide, si ce n’est pour le couple qui gère la cuisine, et leur fille qui fait le service, tous trois assis à une table devant la télévision. Vous vous installez et commandez un curry vert de poulet aux légumes. La jeune serveuse, qui porte un appareil dentaire, parle encore moins anglais que le reste du personnel, et s’enquiert de quelque chose, mais malgré tous les efforts du monde, vous ne comprenez pas où elle veut en venir. Alors, peut-être influencée par la télévision, elle appelle quelqu’un à l’aide au téléphone, s’entretient quelques instants avec lui ou elle, puis revient vous demander : “You want something?”, ce à quoi vous répondez en faisant les yeux ronds, “If I want something…?”, et vous avez à peine le temps de formuler une réponse constructive qu’elle retourne à son comptoir, saisissant à votre air ébahi que vous n’avez pas compris, et que sa formulation y est peut-être pour quelque chose. Dans un éclair de lucidité, elle revient une nouvelle fois à votre table avec la carte des boissons, car c’était l’objet de sa requête. Même si vous avez votre eau minérale avec vous, vous en commandez une bouteille supplémentaire pour que tout ce dialogue interculturel n’ait pas servi à rien.
La salle est toujours vide. Votre plat arrive, et s’il est fidèle à vos attentes d’un point de vue épices (toutes les trois bouchées, vous êtes obligé de boire une gorgée d’eau fraîche, que tout compte fait vous vous félicitez d’avoir commandée), les légumes sont craquants, quasi crus. La proportion de cartilage et de graisse dans les morceaux de poulet est telle que vous n’en mangez que très peu. Vous finissez finalement la soupe et reprenez le pont suspendu. Il tangue de plus en plus, et vous ne croisez personne d’autre dans l’hôtel, qui ressemble de plus en plus à un vaisseau fantôme. Si on devait tourner Le voyage de Chihiro en Thaïlande, c’est probablement à cet endroit qu’on le ferait.
Arrivé dans votre chambre, vous aimeriez donner signe de vie à vos proches, et pourquoi pas leur laisser comprendre de façon diffuse la détresse dans laquelle vous vous trouvez. Mais il n’y aucun réseau WiFi, ni même filaire, et l’hôtel est tellement isolé que votre téléphone portable vous indique “aucun service”. Vous vous demandez si cette indication fait référence au niveau de professionnalisme de l’hôtel lui-même, puis reprenez vos esprits et tentez de bouger pour capter un réseau téléphonique vous permettant de signifier à votre famille que vous êtes vivant, ce à quoi vous aimeriez croire aussi. Et c’est à un endroit très précis du pont suspendu, la deuxième planche en partant de l’Est, que vous captez quelque chose. Moralité : aide-toi, et le pont suspendu t’aidera.
Deuxième site présentant des vestiges du style Sukhothai, Si Satchanalai détient également son lot de merveilles. Le site associé de Chaliang, à quelques kilomètres de Si Satchanalai, est particulièrement intéressant.
Pour finir avec la période Sukhothai, Kamphaeng Phet est le site le moins touristique, car moins impressionnant que les autres, mais vous y découvrirez des choses que vous ne verrez nulle part ailleurs : des statues de Bouddha érodées au point de ressembler à des sculptures modernes.
Ancienne capitale de l’empire siamois avant d’être prise par les Khmers, Ayutthaya présente de nombreux édifices témoignant d’un glorieux passé. L’accès y est très facile à partir de Bangkok par le train ou la route, et la particularité de ce site est que les vestiges sont répartis au milieu de la ville actuelle d’Ayutthaya, alors que, par exemple, Sukhothai l’ancienne est isolée de la ville moderne, et de même pour Si Satchanalai.
Le haut lieu du site est le Wat Phra Si Sanphet, avec ses trois chedi blancs. Evoquant la forme de cagoules du Ku Klux Klan, ces constructions pointues représentent en réalité les trois premiers rois d’Ayutthaya.
Ailleurs, un prang semble voué au même destin que la Tour de Pise.
Les naga
Lors d’une vie antérieure de Bouddha, un serpent qui allait l’attaquer a été vaincu par un oiseau, le garuda, et est devenu suite à cet épisode le protecteur de Bouddha. Devenus une figure courante de l’architecture bouddhiste, les gardiens serpents, appelés naga, sont présents sous différentes formes en Thaïlande et leurs apparitions variées rythmeront votre voyage. Le Wat Phra Kaeo dans le Grand Palais à Bangkok est le seul endroit où sont visibles des naga à tête humaine.
Dans leurs autres représentations, les naga ont des têtes de serpent :
Les gardes farang
Les temples et palais thaïlandais sont parfois gardés par des statues au physique occidental (se caractérisant en particulier par un gros nez et la forme du chapeau). Certaines visions ne dépareilleraient pas dans le décorum de Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band.
D’autres vous permettront également de vous sentir moins seul au milieu de la population thaïlandaise :
Le rapport à Bouddha
Les Thaïlandais sont à 92% bouddhistes (pour 6% de musulmans et 1% de chrétiens), et que vous visitiez des wats ou des parties moins sacrées du pays, la piété des habitants sera tangible, notamment en voiture. Ainsi, les chauffeurs de taxi auront souvent une amulette à proximité du volant, et la personne occupant le siège passager se tournera vers les statues de Bouddha en les saluant d’un waï, alors que le conducteur les honorera par un coup de klaxon. Au début de votre voyage, vous penserez que ce signal d’avertisseur est destiné à vous, piéton, qui marchez trop dangereusement sur la route, ne respectez pas les règles élémentaires, ou est émis pour vous proposer de vous prendre en auto-stop (car c’est ainsi que les bus, taxis ou tuk-tuks vous indiquent leur disponibilité), mais c’est faire grand cas de votre propre présence sur les lieux, puisqu’en réalité il s’agit uniquement d’un message religieux du conducteur à l’encontre du prince Siddhartha.
Dans le cadre des cycles de réincarnation, il est important de gagner des mérites afin d’espérer une prochaine vie meilleure. On peut par exemple le faire en collant des feuilles d’or à divers endroits sacrés.
On peut également gagner des mérites en faisant sonner des séries de cloches dans des sanctuaires :
Les offrandes pécuniaires sont aussi acceptées :
Le nord
La partie septentrionale de la Thaïlande semble paisible comparée à l’agitation de Bangkok, même si des localités comme Pai (moins de 2300 habitants en 2006) sont extrêmement touristiques, justement car leur calme attire les visiteurs en quête de nature. Le style architectural historique du nord (appelé Lan Na), remarquable, est visible notamment à Lampang Luang, et se caractérise notamment par l’emploi du bois.
Chiang Mai, ville de plus de 200.000 habitants en 2009, est très accueillante. C’est là qu’on peut véritablement faire l’expérience de la douceur de vivre à la thaïlandaise. Les prix, notamment de l’hébergement, y sont encore moins chers qu’ailleurs. Le massage y est également très bon marché, avec par exemple 150 bahts (3€) pour une heure. Vous ne repartirez pas de Thaïlande sans en avoir testé cette spécialité. Et vous ressortirez de l’officine entièrement revigoré, comme si vous renaissiez. Vous flânerez au Night Bazaar et mangerez au Food Center tout proche. Vous n’aviez peut-être jamais mangé à la fois aussi épicé et peu cher. Vous complèterez votre repas par une boisson à la mangue ou au fruit du dragon.
Au nord-ouest du pays, à seulement quelques dizaines kilomètres de la frontière birmane, Mae Hong Son porte très justement son nom de “ville des trois brumes”. Le coeur de la ville s’organise autour d’un lac assez pittoresque entouré de wats et de guest houses. On sent d’ailleurs l’influence du Myanmar dans les toits à niveaux multiples.
Encore moins onéreuse que Chiang Mai pour l’hébergement, Mae Hong Son est pour l’instant la seule ville au monde où vous avez payé votre chambre moins cher qu’une bière en bouteille. Même si ce n’était qu’une pièce rudimentaire avec un matelas au sol, quelques couvertures et un ventilateur, vous considérez que cette distorsion dans l’échelle des prix atteste que vous êtes arrivé au bout du monde, et vous vous arrogez le droit de revenir vers des contrées plus civilisées.
Les transports
D’une manière générale, les transports thaïlandais sont très performants : il est aisé de se déplacer d’un endroit à un autre, quelle que soit la distance.
Les trains desservent une bonne partie du pays à partir de Bangkok. Ils sont cependant assez lents, et à distance équivalente, il est préférable de prendre le bus si l’on est pressé.
Les trains sont climatisés et il faut généralement prévoir une couche supplémentaire par rapport à l’habillement d’extérieur. Pour le train de nuit, si vous n’avez pas réussi à avoir une couchette (elles ont très bonne réputation dans les guides de voyage), vous pouvez dormir sur votre siège, on vous prêtera une couverture. Un point agréablement surprenant est la distribution gratuite de repas lorsque la durée du voyage dépasse quatre heures (ceci est une information empirique), ce qui est vite arrivé lors d’un trajet en train en Thaïlande. Le repas n’est pas exceptionnel en soi, et son coût est vraisemblablement inclus dans le prix du billet, mais le voyageur frugalement habitué aux compagnies aériennes low-cost ou aux prix exorbitants des wagons-restaurants s’en réjouira.
Le voyage en bus est une bonne alternative au chemin de fer, en particulier pour des trajets de quelques dizaines de kilomètres jusqu’à une centaine voire un peu plus. A partir d’une certaine taille raisonnable, chaque bourgade a une gare routière d’où rayonnent des bus en direction de localités environnantes plus ou moins éloignées. Souvent, à un arrêt du véhicule, des vendeurs montent à bord pour proposer des boissons et de la nourriture, à commencer par des cuisses de poulet rôti si sèches qu’elles semblent dater de plusieurs jours mais dont vous vous dites qu’elles doivent être mangeables puisqu’elles sont proposées. Cependant, vous ne vous y hasardez pas, car mangeable ne veut pas dire appétissant, et de toute façon vous avez sur vous un pique-nique en trop car vous n’aviez pas prévu le repas chaud du précédent trajet en train, repas chaud que vous avez évidemment dévoré à la place de vos ridicules sandwiches.
Sur de petits trajets, le songthaew, à rapprocher du taxi-brousse, est un taxi collectif qui prend la forme d’une camionnette à l’arrière de laquelle deux rangées de banquettes sont installées. Mais la star locale du transport de courte distance est sans conteste le tuk-tuk, avec tout l’aspect controversé que comporte le statut de star. Ce moyen de transport est le cousin asiatique du tricyle-mobylette de Ségou. Certains guides de voyage vous mettent en garde sur le fait que des chauffeurs de tuk-tuk affirment (à tort) que l’hôtel où vous avez réservé est fermé ou n’existe plus, et vous emmènent dans un autre endroit (ou vous font passer par la bijouterie de leur beau-frère) où ils touchent une commission. Mais à part une propension à pratiquer des tarifs assez élevés et un refus de marchander (alors que c’est la tradition dans le pays) le prix de la course, les chauffeurs de tuk-tuk se sont montrés exemplaires.
Plus globalement, il est très agréable et assez sûr de se déplacer à l’intérieur de la Thaïlande. Vous n’aurez pas à démêler le vrai du faux autant que dans d’autres pays. Les rabatteurs n’arrivent pas à la cheville de leurs concurrents d’autres continents, et pour parler du cas particulier de ce voyage, personne n’a cherché à soutirer de l’argent de façon malhonnête. Timidité asiatique ? Expérience plus importante face à ce genre de pratiques suite à des périples déjà réalisés en terre plus hostile ? Quoi qu’il en soit, l’Etat thaïlandais met un point d’honneur à accueillir et guider les visiteurs étrangers, et cela ne rend le voyage que plus plaisant. Par exemple, dès que le chauffeur de tuk-tuk vous aura déposé à la gare de Bangkok, vous serez pris en charge par un employé des chemins de fer qui vous demandera où vous voulez vous rendre, vous mènera au guichet, non loin duquel est affiché un avertissement sur lequel les autorités annoncent en substance : si des personnes rôdant aux alentours de la gare vous promettent de vous acheminer par d’autres moyens que le train pour des tarifs apparemment avantageux, ne vous y fiez pas, cela cache souvent une arnaque.
Pour finir, les taxis à l’occidentale sont tristement banals en comparaison des créations locales, mis à part la couleur rose tyrien de certains d’entre eux. Le plus drôle étant peut-être que de nombreux taxis possédant un compteur refusent de le mettre en marche, ce qui ôte tout de même beaucoup de leur intérêt et compétitivité face à un taxi sans compteur.
Coco & curry
Il n’y a pas de doute là-dessus : la nourriture thaïlandaise est succulente. Le padthai (nouilles+légumes+au choix oeuf, poulet…) acheté 25 bahts (50 c) à un vendeur ambulant à Bangkok ou le curry vert avec pommes de terre et poulet au Night Bazaar de Chiang Mai pour 5 bahts de plus raviront votre palais. Si vous n’êtes pas habitué aux mets épicés, ils le mettront également à rude épreuve. Pour le calmer, de nombreux fruits et leurs jus sont disponibles sur les étals. Parmi ceux que vous connaissez, vous trouverez l’ananas, la banane, mais si vous voulez découvrir les productions locales moins répandues en Occident, vous pourrez goûter au ramboutan ou au mangoustan.
Sanskrit en faux
La langue thaïe présente certains aspect très simples : pas de genre, pas de pluriel, pas de conjugaison… Elle a par contre des caractéristiques qui peuvent rebuter une personne désireuse de se plonger dans son univers. L’alphabet, pour commencer, comporte environ 70 caractères. Ensuite, la langue est tonale : une même syllabe, selon qu’elle est prononcée sur un ton bas, médian, haut, descendant ou ascendant, aura un sens différent. Ces particularités constituent ce qu’on peut appeler deux difficultés de thaï pour une personne qui ne connaît que l’alphabet latin et les langues non tonales.
Mais ce n’est pas du tout : la retranscription des mots vers l’alphabet latin n’est pas uniformisée, et même si des recommandations officielles existent, il est courant de voir trois équivalents différents d’un même mot thaï. Par exemple, vous cherchez le Wat Chiang Man, tel qu’indiqué dans votre guide, et arrivé sur ce que vous pensez être le bon endroit d’après le plan, vous rebroussez chemin, bredouille, à la vue d’un panneau indiquant “Wat Chieng Mun”. C’est proche, certes, mais les wats sont tellement nombreux et leurs noms se ressemblent parfois tellement que la connexion ne se fait pas dans votre esprit : vous avez dû vous égarer.




































Ping : Brésil « Le syndrome de Stendhal
Ping : Japon « Le syndrome de Stendhal
Ping : Chine « Le syndrome de Stendhal